Dégustations de vins, bientôt interdites ?
Si le projet de loi proposé par la ministre de la Santé était adopté en l'état, les dégustations de vin pourraient disparaître.
Les viticulteurs varois s'élèvent contre un article du projet de loi de Roselyne Bachelot qui pourrait les priver de l'un de leurs meilleurs arguments de vente « Incompréhension. » « Amalgame. » « Censure. » « Prohibition. » Ce sont les mots entendus, ces derniers jours, dans la bouche des viticulteurs du Var et de France. Les vignerons voient rouge. Les raisons de leur colère ?
Plusieurs dispositions du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Et plus particulièrement son article 24 (lire ci-dessous). Le texte stipule qu'il est « interdit d'offrir gratuitement à volonté des boissons alcooliques dans un but promotionnel ou de les vendre au forfait ». Les « open bars » sont les principales cibles visées par cette loi, au nom de la lutte contre l'alcoolisme des jeunes gens.
Le problème, soulevé par les vignerons, c'est que cet article rend également illégale la dégustation gratuite dans les caveaux, salons, foires ou domaines viticoles. « Fermer les caveaux et licencier » « C'est quelque chose de fondamental.
On ne peut pas concevoir de vendre du vin sans pouvoir le faire déguster », s'insurge Marc Rolley, directeur du syndicat de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) côtes-de-provence.
La levée de boucliers est unanime : pour la profession, la dégustation est le principal vecteur de communication de leur produit. « Notre région attire beaucoup de touristes, qui passent par les caveaux pour déguster notre vin. Cela nous permet de rester en contact avec eux. Si demain, la dégustation est interdite, on peut fermer les caveaux et licencier les personnes qui y travaillent », s'inquiète Roque Pertusa, le président de la Fédération des coopératives du Var.
Goûter pour un centime : les viticulteurs varois se disent conscients de l'importance de la lutte contre l'alcoolisme, mais se posent en victimes du projet de loi. « Le vin est diabolisé alors que les jeunes n'en boivent pas. Ils préfèrent les alcools forts et les boissons énergisantes. Ce n'est pas le vin le problème », se défend Michel Bronzo, président de l'association des vins de Bandol. Il reproche aux rédacteurs du texte incriminé de méconnaître son métier. « Si demain la dégustation gratuite est interdite, on la fera payer un centime d'euro », ironise le vigneron. Des manifestations symboliques ont déjà été organisées un peu partout en France, la semaine passée. Aujourd'hui, les viticulteurs demandent une reformulation du texte. Les députés doivent se pencher sur la question début janvier.
relai de Papys 83
Les viticulteurs varois s'élèvent contre un article du projet de loi de Roselyne Bachelot qui pourrait les priver de l'un de leurs meilleurs arguments de vente « Incompréhension. » « Amalgame. » « Censure. » « Prohibition. » Ce sont les mots entendus, ces derniers jours, dans la bouche des viticulteurs du Var et de France. Les vignerons voient rouge. Les raisons de leur colère ?
Plusieurs dispositions du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Et plus particulièrement son article 24 (lire ci-dessous). Le texte stipule qu'il est « interdit d'offrir gratuitement à volonté des boissons alcooliques dans un but promotionnel ou de les vendre au forfait ». Les « open bars » sont les principales cibles visées par cette loi, au nom de la lutte contre l'alcoolisme des jeunes gens.
Le problème, soulevé par les vignerons, c'est que cet article rend également illégale la dégustation gratuite dans les caveaux, salons, foires ou domaines viticoles. « Fermer les caveaux et licencier » « C'est quelque chose de fondamental.
On ne peut pas concevoir de vendre du vin sans pouvoir le faire déguster », s'insurge Marc Rolley, directeur du syndicat de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) côtes-de-provence.
La levée de boucliers est unanime : pour la profession, la dégustation est le principal vecteur de communication de leur produit. « Notre région attire beaucoup de touristes, qui passent par les caveaux pour déguster notre vin. Cela nous permet de rester en contact avec eux. Si demain, la dégustation est interdite, on peut fermer les caveaux et licencier les personnes qui y travaillent », s'inquiète Roque Pertusa, le président de la Fédération des coopératives du Var.
Goûter pour un centime : les viticulteurs varois se disent conscients de l'importance de la lutte contre l'alcoolisme, mais se posent en victimes du projet de loi. « Le vin est diabolisé alors que les jeunes n'en boivent pas. Ils préfèrent les alcools forts et les boissons énergisantes. Ce n'est pas le vin le problème », se défend Michel Bronzo, président de l'association des vins de Bandol. Il reproche aux rédacteurs du texte incriminé de méconnaître son métier. « Si demain la dégustation gratuite est interdite, on la fera payer un centime d'euro », ironise le vigneron. Des manifestations symboliques ont déjà été organisées un peu partout en France, la semaine passée. Aujourd'hui, les viticulteurs demandent une reformulation du texte. Les députés doivent se pencher sur la question début janvier.
relai de Papys 83
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