Préserver les terres agricoles à Nans -

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Cela fait plusieurs fois que l’on m’interpelle sur le fait que Nans soit un village « agricole ».

Certains en doutent, mettent en avant le fait que peu d’agriculteurs l’entretiennent  d’autres n’en ont pas conscience et ne voit  pas du tout les raisons de préserver ces terres de toute urbanisation.


 Et pourtant Nans est bien un village tourné en partie, pas seulement, vers l’agriculture. En effet la place de l’agriculture dans un village n’est pas du fait du nombre d’agriculteurs (sept sur la commune) mais de la superficie des terres cultivées et  cultivables. Autrement on finirait par classer la Brie ou la Champagne comme non agricole considérant le peu d’agriculteurs pour des milliers d’ha !

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A Nans la plus part des terres classées agricoles sont en exploitation, il s’agit de 963 hectares, un peu plus bientôt car certaines terres sont remises en culture et seront comptées comme agricoles après le PLU.

963 hectares ou encore 9 630 000 mètres carrés soit 19% du territoire de la commune, ce qui est très important.

On y cultive la vigne pour la production de vin, un peu aussi de raisins de table, du fourrage, des céréales et grâce à nos jeunes agriculteurs dynamiques un peu de maraîchage et de nouveau des oliviers.

 

Heureusement et c’est un côté positif du PLU, ces terres resteront classées agricoles,  car préserver les zones agricoles c’est préserver l’avenir.

 

Celui-ci au niveau climatologique et au niveau énergétique est plus qu’incertain.


On parle beaucoup du réchauffement climatique essayant de faire croire que si nous faisions des économies d’énergies polluantes nous empêcherions le réchauffement. Certainement cela ne peut faire que du bien de ne pas polluer et il faut le faire mais le réchauffement est déjà acté, son amplification rapide aussi.  Compte tenu de la fonte rapide du pôle Nord qui plus il fond moins reflète le soleil et donc accélère le réchauffement. Des perturbations climatiques importantes se produiront et il sera très important de garder une agriculture très diversifiée pour y faire face.

 

L’après pétrole retardé par la découverte de nouveaux gisements existera dans quelques décennies rendant les transports très onéreux. On est déjà en train de les taxer (taxe carbone) pour leur pollution..


Il est une évidence, c’est que l’être humain peut se passer de beaucoup de chose mais pas de se nourrir, ni de nourrir les animaux d’élevage  pour produire son lait, ses œufs  et sa viande.

Perturbations climatiques, refroidissement pour nous européens de prime abord (à cause de la déviation du Gulf Stream)  puis réchauffement, transports très onéreux, nos terres agricoles seront sans doutes cultivées différemment suivant les époques  et les perturbations climatiques à venir mais elles permettront à  nos enfants, petits enfants, petits - petits enfants…  de se nourrir grâce à leur proximité.

 

Ci-dessous la carte du Plan  d’Occupation des Sols actuel  de Nans où sont indiquées en jaunes les terres agricoles. J’ajouterai que même si certaines terres  n’étaient ou ne seraient pas cultivées pendant une période, elles resteraient une réserve potentielle à sauvegarder.

 

Cécile Laublet

 

terres-agricole.jpg

 

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