Pour patienter : Paul VALERY - AU PLATANE
Paul VALERY - AU PLATANE
Je t'ai choisi, puissant personnage d'un parc, Ivre de ton langage,
Puisque le ciel t'exerce, et te presse, ô grand arc,
De lui rendre un langage ! O qu'amoureusement des Dryades rival,
Le seul poète puisse Flatter ton corps poli comme il fait du cheval l 'ambitieuse cuisse ! -
Non, dit l'arbre. Il dit : NON ! par l'étincellement de sa tête superbe,
que la tempête traite universellement comme elle fait une herbe !
Je t'ai choisi, puissant personnage d'un parc, Ivre de ton langage,
Puisque le ciel t'exerce, et te presse, ô grand arc,
De lui rendre un langage ! O qu'amoureusement des Dryades rival,
Le seul poète puisse Flatter ton corps poli comme il fait du cheval l 'ambitieuse cuisse ! -
Non, dit l'arbre. Il dit : NON ! par l'étincellement de sa tête superbe,
que la tempête traite universellement comme elle fait une herbe !
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