Brève ! Tarifs edf

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L'augmentation ne sera pas la même pour tout le monde.Les moins aisés payent pour les plus riches, cela devient une habitude.
Les taux d’augmentation annoncés sont des moyennes de moyennes qui cachent malheureusement des hausses du prix des petits abonnements plus qu’excessives :

 

Ainsi le prix de l'abonnement (hors taxes) pour les plus petites installations (3 kVA) passe de 21,48  euros à 58, 42 euros, soit 172% d'augmentation ! Pour EDF, ces petits compteurs coûtent cher. De plus, rappelle-t-il, ils ne représentent que 8% de l'électricité consommée.

Mais il en va de même concernant les abonnements pour la puissance juste supérieure (6kVA) qui forme une bonne partie des abonnements des particuliers ne se chauffant pas à l'électricité: ils passent de 54,48 euros à 67, 47 euros, soit 24% de hausse ! Les tarifs bleus résidentiels de petites puissances (3 et 6 kVA) connaissent des augmentations de facture d'autant plus élevées que la consommation du site est faible (plus de 10 % sur des consommations inférieures à 1 000 kWh).

Les petits consommateurs vont payer pour les gros. En effet  les abonnements de base  pour des puissances élevées diminuent de 15%, quand le prix de kWh pour ces catégories augmente à peine. Le gouvernement a délibérément choisi de d'imposer les plus faibles, ceux qui consomment le moins, particuliers comme petites entreprises !!  au profit des plus gros.

 

Cette révision globale de la tarification prépare la fin des tarifs régulés. Il faut s'y préparer, soutient le gouvernement , en rappelant que les tarifs régulés sont prévus par la loi jusqu'en 2010.

 

 Mais contrairement à ce qui nous est  dit, le système régulé n'est pas et ne sera pas  interdit par la Commission Européenne. Et pourrait parfaitement être maintenu si l’état français le voulait. De même que cette hausse des tarifs est accordée par le gouvernement qui l'a validée. Il faut prendre ses responsabilités !

 

Les gains pour EDF sont compris entre 500 millions et un milliard d'euros. Et pour l'Etat : entre 100 et 200 millions d'euros en TVA et à peine moins en dividendes. Pas loin   de  20% sur cinq ans. Cela nous rappelle la demande initiale soit disant trouvée exorbitante par notre gouvernement qui finalement........ l'accorde  !

Tout cela ne peut que desservir la relance de l’économie et aggraver la baisse du pouvoir d’achat.

 

 

Références :

 

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020974110&dateTexte=&categorieLien=id

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