Mais quel est le projet de Xavier Darcos ministre de l'Education Nationale par Michel L ?
Mais quel est le projet du ministère ?
La ligne politique est claire : il s'agit de libéraliser l'école dans une logique strictement rentable, de découper le système éducatif en « appartements à vendre » aux entreprises privées de soutien scolaire ou à céder les charges aux collectivités locales :
- suppression de la carte scolaire,
- plus de 11000 postes supprimés dans l'Education nationale à la rentrée prochaine sans définir une meilleure organisation qui serait, elle, fondée sur le qualitatif,
- les écoliers sont privés de trois heures de cours chaque semaine (ce qui représente 4 semaines de classes en moins !!!)
- un « droit d'accueil » anti-grève pendant le temps scolaire dont les effets sont plus perturbateurs qu'efficaces, en particulier pour les communes.
- suppression de 3000 postes de RASED (en montrant une méconnaissance de la fonction réelle de chacun de ces personnels psychologues, maîtres chargés de rééducation, maîtres d'adaptation qui ont reçu une formation spécialisée
- suppression des IUFM mais pas de proposition réelle de formation des personnels
- négation de l'importance des associations complémentaires de l'école publique (fédération des œuvres laïques, Francs et franches camarades, OCCE, fédération des pupilles de l'enseignement public, etc) dans les accompagnements éducatifs, culturels, et sociaux et
- suppression des mises à disposition de personnel (MAD) et diminution de leurs subventions
- suppression de filières de formation en lycée et lycée professionnel
- éventuelle création de « médiateurs » qui ne sauraient remplacer les suppressions d'emplois d'enseignants et d'éducateurs. Les médiateurs ne sont pas des postes mais des emplois précaires de personnels non formés pour une tâche mal définie, et budgétés en crédits d'heures.
La liste est incomplète mais, hélas encore ouverte, dans un contexte de négociations tronquées avec les associations et les organisations professionnelles,
L'école est la première richesse de la nation persévérons dans sa défense.
L'investissement dans l'Education, la recherche est la préparation de lendemains meilleurs. « Ouvrir une école, c'est fermer une prison » écrivait Victor Hugo.
Michel LAURENT